Au XVIIIe siècle, se faire peindre son portrait n’est plus seulement réservé à l’élite. Des gens de tous milieux sociaux commande leur tableau. L’exposition « Cent portraits pour un siècle » raconte cette vogue au palais Lascaris à Nice. 

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France Télévisions Rédaction Culture

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« Tirer le portrait ». Cette expression répandue de nos jours vient du Moyen Âge, où le verbe « tirer » signifiait « tracer un trait, dessiner » selon le Larousse. Une étymologie qui raconte le succès qu’avait le portrait peint à l’époque médiévale, puis à la Renaissance. Au XVIIIe siècle, l’art du portrait devient si populaire qu’il n’est plus réservé au roi et à la cour. Des gens de toutes catégories sociales font encadrer leur visage peint à l’huile sur un mur. 

C’est cette mode du siècle de Louis XV et Louis XVI que raconte l’exposition « Cent portraits pour un siècle » du palais Lascaris à Nice. Parmi la collection de 100 tableaux, l’un des derniers portraits connus de Louis XV côtoie ainsi celui d’une simple religieuse. Tous les visages sont pourtant constitués selon les mêmes canons. 

Nice: une exposition autour de l'évolution du portrait

« Les portraits étaient souvent représentés en buste et on donnait une grande importance au visage. La ressemblance n’était pas forcément obligatoire de manière très précise. Mais, il fallait que l’expression choisie par la personne représentée ressorte, notamment les traits et l’expression des yeux. Chaque personne choisissait aussi les accessoires qu’elle voulait mettre en avant. C’est pour cette raison qu’on voit ici quelqu’un portraituré avec son carton à dessin ou avec ses médailles », raconte avec passion Elsa Puharré, conservatrice du patrimoine au palais Lascaris. 

C’est un collectionneur anonyme qui a légué ces oeuvres, qu’il avait rassemblé avec une extrême méticulosité. Il y a quelques trouvailles, comme ce tableau représentant Charles X enfant. Il avait disparu depuis 200 ans. 

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