« Cela fait partie d’une stratégie orchestrée de décrédibiliser les médias qui sont critiques envers sa candidature », estime Artur Romeu, le directeur du bureau Amérique latine de Reporters sans frontières (RSF), invité samedi 9 décembre sur franceinfo.

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Le nouveau président de l'Argentine, Javier Milei, au côté de l'économiste Diana Mondino, le 9 décembre 2023, à Buenos Aires. (MATIAS MARTIN CAMPAYA / MAXPPP)

À la veille de l’investiture du nouveau président argentin Javier Milei, qui a lieu dimanche 10 décembre, Artur Romeu, le directeur du bureau Amérique latine de Reporters sans frontières (RSF), dénonce sur franceinfo « sa posture ouvertement violente, agressive, hostile vis-à-vis de la presse ».

« Cela fait partie d’une stratégie orchestrée de décrédibiliser les médias qui sont critiques envers sa candidature, son programme », évoque-t-il. Artur Romeu pointe du doigt « une posture violente », « un caractère dangereux vis-à-vis de la relation qui va s’établir entre le nouveau gouvernement et la presse ».

Concernant la popularité de Javier Milei sur les réseaux sociaux, « c’est l’un des gros soucis qu’on a déjà vus par exemple dans le cadre du gouvernement au Brésil avec Jair Bolsonaro ou même avant avec Donald Trump aux Etats-Unis », explique-t-il. Pour lui, c’est « une stratégie de gouverner sur les réseaux sociaux » pour mobiliser en permanence ses partisans et stimuler « un environnement hostile pour presse ».

Le directeur du bureau Amérique latine de RSF est également inquiet pour le démantèlement des médias publics en Argentine. Javier Milei « a un programme large de privatisation. Il a insisté en particulier sur le démantèlement, la privatisation des médias publics, de la télévision, des agences nationales de presse et de la radio argentine », explique-t-il.

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