Rose-Marie Vesin-Auclair travaille sur la création de plantes bioluminescentes qui pourraient bientôt fleurir dans nos villes.
Rose-Marie Vesin-Auclair travaille sur la création de plantes bioluminescentes qui pourraient bientôt fleurir dans nos villes. (ROSE-MARIE VESIN AUCLAIR)

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« Pour moi l’aventure, c’est l’essence même de la vie, confie Rose-Marie Vesin-Auclair. C’est tout ce que l’on peut découvrir, que ce soit dans la nature ou à travers les technologies. Et du coup, l’aventure se mène à travers les autres, la famille, les amis et les rencontres. » Avec son mari, Ghislain Auclair, chercheur en biologie comme elle, la jeune trentenaire strasbourgeoise a créé des plantes-lucioles capables de dépolluer nos villes. Ensemble, ils ont créé leur société, Woodlight.

« Ce serait des lampes parfaites car elles ne demandent pas d’électricité, explique Rose-Marie Vesin-Auclair, donc il n’y a pas de coût d’énergie électrique. On pourrait en mettre un peu partout, ça ramènerait de la verdure. Notre plante a aussi cette capacité naturelle de fixer le CO2, le principal gaz à effet de serre. Cela réduirait ainsi la pollution. On aurait la plante parfaite pour les villes de demain. » 

Avec son mari également biologiste, Rose-Marie Vesin-Auclair a créé sa société Woodlight pour créer des plantes bioluminescentes.
Avec son mari également biologiste, Rose-Marie Vesin-Auclair a créé sa société Woodlight pour créer des plantes bioluminescentes. (ROSE-MARIE VESIN-AUCLAIR)

La bioluminescence ? C’est la capacité qu’ont certains organismes à créer de la lumière. Cette lumière existe donc naturellement. « Vous avez déjà certainement vu des lucioles. Il y a des poissons, des méduses, des champignons qui produisent de la lumière » note Rose-Marie Vesin-Auclair.

Et pour intégrer cette capacité de luminescence à d’autres plantes, la spécialiste utilise un procédé qui ne perturberait pas leur cycle naturel. « Pour transformer les plantes, on projette dessus des billes enrobées d’ADN pour qu’elles puissent ensuite être intégrées dans le génome de la plante et avoir ces nouvelles capacités sans affecter le reste, explique Rose-Marie Vesin-Auclair. Donc, elles vont croître de la même manière, on va les entretenir de la même façon, elles ont besoin d’eau, de lumière et de nutriments. »

Plante bioluminescente
Plante bioluminescente (ROSE-MARIE VESIN-AUCLAIR)

Avec ses plantes luminescentes, la scientifique propose plusieurs applications. « Par exemple dans les parcs, sur les pistes cyclables ou au bord des routes, on n’a pas forcément besoin d’un éclairage puissant, mais juste d’un balisage pour la sécurité. Nos plantes pourraient aussi fleurir dans les vitrines des magasins. On peut s’en servir également comme d’un objet de décoration » détaille Rose-Marie Vesin-Auclair.

Originaire de la Meuse, Rose-Marie a grandi entourée de plantes et de fleurs. « Mes parents avaient un potager et la Meuse est une région très nature. Cet environnement reste très important pour moi. J’aurais d’ailleurs pu aussi devenir fleuriste », souligne la jeune femme, qui travaille actuellement sur le prototype de ses fleurs bioluminescentes.

« L’année dernière, on a réussi à obtenir des cellules végétales qui font de la lumière. Notre technologie fonctionne, notre savoir-faire est là ! L’idée, c’est d’obtenir ce prototype avant la fin de 2021 », conclut Rose-Marie Vesin-Auclair. Avec en ligne de mire, la commercialisation.

L’aventure continue !

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