Un exemple d\'éco-quartier dans la ville de Bordeaux. 
Un exemple d’éco-quartier dans la ville de Bordeaux.  (PHILIPPE ROY / PHILIPPE ROY)

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D’ici à 2050, 68% de la population mondiale vivra en milieu urbain. Les villes sont donc confrontées à un défi démographique conséquent, qui suppose une gestion alternative de l’énergie, en produisant localement et durablement. Plusieurs solutions sont déjà mises en place avec le photovoltaïque, l’éolien ou la valorisation de la biomasse.

À Avignon, l’immeuble ECOBIO répond à ces nouveaux impératifs démographiques et énergétiques. Actuellement en construction, le bâtiment de 10.000 m2 aura recours à différentes sources d’énergie. « Nous avons une production locale par photovoltaïque. Quelques mètres en dessous, il y a les armoires électriques et les onduleurs qui permettent de stocker l’énergie sur des batteries quasiment entièrement recyclables. Nous avons également mis en place un système d’électrolyseur et de piles à combustible, avec de l’hydrogène vert », explique Jean-Pierre Gautry, urbaniste et cofondateur d’ECOBIO. 

Cette optimisation permet de limiter le transport d’énergie, qui génère des pertes en ligne, ainsi que des rayonnements le long des lignes à haute tension. Le projet ECOBIO amène donc à repenser l’ensemble de notre système énergétique. « Dans le monde entier, l’hydrogène trouve enfin sa place. Mais nous devons éviter de partir à la course au maximalisme et de retrouver des méga-centres d’hydrogène et des méga datacenters, comme cela est le cas aujourd’hui. Il faut essayer de trouver une alternative plus souveraine. Rapprocher l’industrie de la ville va dans ce sens », souligne l’urbaniste.

 À l’image des éco-quartiers qui se développent à Lille, Strasbourg et Bordeaux, le projet ECOBIO se fonde aussi sur la mise en commun de services, comme le partage de voitures ou encore des activités culturelles. Un théâtre permanent sera ainsi construit à proximité du complexe ECOBIO. Il accueillera en partie le célèbre festival d’Avignon. Du côté du numérique, les données des habitants seront stockées sur place dans des datacenters climatisés par des piles à combustible, alimentées à l’hydrogène vert. « L’idée est de mettre en place un réseau de micro-datacenters verts à l’échelle nationale. L’Ademe nous a demandé d’aller même plus loin : l’objectif est de développer ce concept au niveau international », ajoute Jean-Pierre Gautry.    

“L’Agence de la transition écologique, l’Ademe est heureuse d’accompagner l’éco-îlot créé par ECOBIO. Il s’aligne parfaitement sur les enjeux futurs de la gestion de l’énergie, que ce soit au niveau du bâtiment ou des datacenters. En somme, la technologie au service de l’humain et de l’environnement. Mais n’oublions pas que la meilleure énergie est celle que nous ne consommons pas », analyse le président de l’Ademe, Arnaud Leroy. Il est donc primordial d’éviter la consommation d’énergie inutile.

Stocker l’énergie pendant les heures creuses pour la restituer au moment des pics de consommation, une attitude d’autant plus nécessaire que nous serons 9 milliards d’habitants sur Terre en 2050.  

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