Le groupe IAM sort son EP Deuxième vague, vendredi 17 septembre, et signe un retour à la musique après les polémiquesTotalement remis de son Covid compliqué cet été, Akhenaton affirme : « Peut-être qu’eux ont peur de parler, de se faire taxer et de se faire descendre, moi j’en ai rien à faire. » Que ce soit pour s’opposer au pass sanitaire dans la culture, ou l’absence de revenus du groupe pendant la pandémie, le Marseillais garde la langue bien pendue. 

Mais il faut l’avouer, il y a un vrai plaisir à réentendre IAM sur disque, avec de nouveaux morceaux comme Du rêve dans les veines. À l’arrêt jusqu’à l’été dernier, le groupe a repris sa tournée permanente et sa raison d’exister : la scène. Ils seront, entre autres, le dimanche 14 novembre à l’Olympia à Paris et le dimanche 21 novembre à Marseille. 

Première Vague et Deuxième Vague sont nés de ces moments d’abandon, et d’ennui parfois, pendant les deux confinements. Le groupe développe dans ces deux EP, sortis à six mois d’intervalle, un côté introspectif et parfois nostalgique bien dans la veine d’IAM, sans insister sur la situation sanitaire.

Akhenaton et Shurik’n sont toujours unis. « On est passés à un stade où on fait ce qu’on a à faire dans un futur très proche. Et puis les choses évoluent, changent tellement : ça nous est arrivé deux fois de répéter pour des tournées qui ont été annulées par la suite. On avait envie de contrecarrer la vague de peur par quelque chose de positif et musical », explique Akhenaton. « On aime bien arriver là où on ne nous attend pas », complète Shurik’n. 

Les deux artistes refusent de s’enfermer dans une case et cherchent à conserver dans leur ADN un côté « entertainment », l’essence même de leur groupe. « C’est comme ça qu’on est né, qu’on a pris forme, qu’on s’est affiné. Pour nous, c’est un besoin d’aller à la rencontre des gens, d’avoir un feedback direct sur ce que tu dis, ce que tu écris », affirme Shurik’n. 

« On va représenter la France. On va représenter Marseille et on est assez fiers de ça »

Akhenaton

à franceinfo

Tous ces nouveaux morceaux ont été sortis en indépendant, sans maison de disques, comme aux prémices du groupe. « On a fait le choix de ne pas re-signer parce qu’aujourd’hui pour un groupe qui n’est pas dans le top 10, c’est compliqué de vivre des ventes de la musique. On a fait le choix de passer par un album un peu plus ‘homemade’, un peu plus ‘roots’. Il y a peut-être une certaine jouissance, une certaine satisfaction à avoir ce côté un peu magasin bio indépendant face à la grande distribution », justifie Akhenaton. 

Et IAM ne va pas s’arrêter là. Douze morceaux vont encore arriver dans les semaines qui viennent. 

Source

D'autres articles pour vous