Dans sa chanson « Haaland », le rappeur français semble faire allusion à l’attentat sur la promenade des Anglais, qui a fait 86 morts et des centaines de blessés le 14 juillet 2016.

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Le rappeur Freeze Corleone dans le clip de "Shavkat", mis en ligne le 24 juillet 2023. (CAPTURE D'ECRAN / YOUTUBE)

Plusieurs élus locaux avaient fait part de leur indignation sur les réseaux sociaux. Le parquet de Nice a ouvert une enquête préliminaire pour « apologie du terrorisme » à l’encontre du rappeur Freeze Corleone, qui semble évoquer dans une nouvelle chanson l’attentat commis le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, a déclaré le procureur, samedi 10 février.

Dans la chanson Haaland, interprétée en duo avec le rappeur Luciano et sortie jeudi, un passage semble faire allusion à l’attentat de Nice, qui a fait 86 morts et des centaines de blessés. « En défense j’suis Kalidou, t’es Lenglet. Burberry comme un grand-père anglais. J’arrive dans l’rap comme un camion qui bombarde à fond sur la… », rappe Freeze Corleone sans terminer sa phrase, dans une référence implicite au mode opératoire du terroriste et au lieu de son acte, la promenade des Anglais.

« Il s’agit d’une enquête prise d’initiative », a précisé le procureur de Nice. Le fondateur de l’association de victimes Life for Nice, se disant « horrifié », avait de son côté chargé son avocat de déposer une plainte pour apologie du terrorisme.

Eric Ciotti, président de LR et député de la 1ère circonscription des Alpes-Maritimes, a estimé sur X (ex-Twitter) qu’une « nouvelle étape vers l’infâme a été franchie ». Le maire de Nice, Christian Estrosi, a évoqué sur le réseau social Threads « une provocation ignoble ».

Figure marquante du rap français, Freeze Corleone avait déjà fait l’objet d’une enquête en 2020 pour « provocation à la haine raciale » après la diffusion de clips contenant notamment des paroles telles que « J’arrive déterminé comme Adolf dans les années 30 » ou « tous les jours RAF [abréviation de « rien à foutre’] de la Shoah ». L’enquête avait finalement été classée sans suite, mais il avait été lâché par son label Universal Music, qui avait dénoncé des « propos racistes inacceptables ».

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