Lancé en juillet 2020 par la comédienne Marine Baousson, le podcast « Vulgaire », mélange d’humour et d’explications pédagogiques, a rapidement connu une grande popularité, au point de totaliser désormais plus de 2,5 millions d’écoutes, et d’avoir reçu non pas un mais deux prix : celui de « podcast de l’année » décerné par le géant Apple, mais aussi le Prix Radio France de la révélation podcast au Paris Podcast Festival 2020. Marine Baousson revient sur la naissance de ce podcast : « J’ai eu l’idée il y a très longtemps. Je pensais avoir énormément de culture générale mais plus je vieillis et plus je me confronte à des conversations avec des gens qui en ont vraiment. Je me rends compte que souvent, je ne comprends pas trop ce qu’on me raconte. »

« J’avais cette idée de faire de la vulgarisation et je ne trouvais jamais le temps. Et puis il y a eu cette merveilleuse chose qu’a été le confinement. Tout s’est arrêté pour moi dans mon travail. Après avoir fait tout le ménage, je me suis dit : bon, il faut se lancer. Et donc j’ai fait ce podcast. »

Marine Baousson

à franceinfo

Voici donc Vulgaire, le livre, désormais, sous-titré : « Vulgarisation de trucs par quelqu’un qui connait rien ». Avec un concept qui reste le même : expliquer ce que représentent des mots connus qu’on dit ou qu’on entend souvent, mais sans savoir ce qu’il y a derrière. De quoi pouvoir plus facilement briller en société : « Je fais des recherches sur Internet, explique Marine Baousson, je fouille dans les livres, je regarde plein de documentaires et puis j’explique ce que j’ai compris. Peut-être que j’ai mal compris et je reçois alors des messages de personnes qui me disent que je me suis trompée. Et je suis d’accord car je n’ai pas d’ego sur le fait que je saurais mieux que les autres. » Avec le risque qu’on retienne la vanne plutôt que l’explicationš: « Ça me convient. D’ailleurs, je me rappelle plus souvent des vannes que de la vraie explication. C’est comme ça que je sais que la rate, c’est la cafetière Brita de l’organisme parce que c’est un filtre. Maintenant c’est rentré dans ma tête et je le sais. Et je pense que la vanne peut servir à être plus accessible, plus pédagogique. »

Les mauvaises langues pourraient se dire qu’après tout, un livre ne serait que la retranscription du podcast pour pouvoir gagner de l’argent sans trop se fouler en surfant sur son succès. Sauf que pas complètement, nous dit Marine Baousson. « Je me suis tout de suite dit que ça serait un super livre et mon rêve, c’est qu’il y en ait plein, de plein de couleurs. C’est une adaptation du podcast et j’en ai écrit 140, des podcasts. Là, il y a vingt sujets dans le bouquin et je pourrais en faire beaucoup plus. Il y a des gens, par exemple ma belle-sœur, pour qui à l’écrit, c’est beaucoup plus clair. »

L’objet est aussi réussi grâce au travail de la graphiste Juliette Poney : « Juliette a un talent dingue et j’ai de la chance car elle m’accompagne depuis très longtemps. C’est elle qui faisait toutes les vignettes du podcast. J’ai dit : je ne fais le livre que si Juliette est là. Le travail de Juliette amène de la vie. » Enfin, « Vulgaire » sera aussi bientôt un spectacle : « À la base, je suis humoriste. C’est un spectacle où les gens vont choisir les thèmes et moi ,j’en prépare tout un tas. On sera deux sur scène avec mon petit frère, Romain Baousson, on va expliquer des trucs aux gens qui choisiront les sujets. »

Vulgaire, vulgarisation de trucs par quelqu’un qui n’y connait rien, par Marine Baousson et Juliette Poney (Flammarion). Et « Vulgaire », le podcast, sur les plateformes de podcasts.

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