Cette pilule ne sert pour l’instant qu’à l’inspection, mais le dispositif doit permettre, si les essais cliniques sont conclusifs, de diagnostiquer facilement des ulcères, des lésions ou des tumeurs.

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La gélule Pillbot de la start-up Endiatx en fait est un sous-marin miniature et permet aux médecins de voyager à l’intérieur de l’estomac et du système digestif. (CAPTURE D'ECRAN SITE INTERNET)

La réalité rejoint la fiction. On peut désormais avaler une pilule-robot qui pourra poser un diagnostic de l’intérieur. Il s’agit de la Pillbot de la start-up Endiatx. Jusqu’ici, ce n’était qu’un prototype. Mais les tests cliniques sur l’homme viennent de commencer, en ce mois de juin. On dirait le scénario de l’Aventure intérieure ou du Voyage fantastique. Si vous ne vous en souvenez pas, c’est l’histoire d’un groupe de médecins et d’un sous-marin que l’on a miniaturisés pour aller soigner une personne de l’intérieur.

On retrouve exactement le même principe, à savoir une gélule que l’on avale, qui en fait est un sous-marin miniature avec un système de propulsion pour le téléguider, une caméra HD pour retransmettre la vidéo en direct, et des lumières pour bien éclairer tout ce qu’il voit. Ce dispositif va permettre aux médecins de voyager à l’intérieur de l’estomac et du système digestif. Tout cela, sans utiliser d’endoscope, une bonne nouvelle pour les patients. On n’aura plus ce long tuyau qui entre dans la gorge. Du coup, plus d’anesthésie, plus d’hospitalisation. Juste une pilule à avaler.

Dans cette première version, la pilule ne servira qu’à l’inspection, mais cela permettra déjà de facilement diagnostiquer des ulcères, des lésions ou des tumeurs. De dépister, par exemple, le cancer du côlon (le deuxième cancer le plus mortel après celui du poumon). Aujourd’hui, beaucoup retardent leur diagnostic parce que la coloscopie les met mal à l’aise. Avec une simple pilule à avaler, ce sera beaucoup plus simple. On pourrait même le faire tranquillement chez soi.

D’autres robots-pilules sont également en chantier. Notamment avec des instruments qui permettront de faire des biopsies, de cautériser des lésions ou de retirer des tumeurs. Là encore, toujours à distance, avec une simple pilule télécommandée par le médecin. L’objectif, à terme, c’est d’arriver à créer des robots encore plus petits. On pourrait alors les injecter dans une veine pour effectuer des opérations, n’importe où dans le corps, sans avoir à nous ouvrir. C’est le credo de la recherche médicale actuelle : développer des traitements les moins invasifs possibles.

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