Ce direct est désormais terminé.

Les tensions redescendent d’un cran en Nouvelle-Calédonie. Depuis 5 heures du matin à Nouméa, mardi 28 mai (20 heures à Paris lundi), l’état d’urgence a été levé après une douzaine de jours. Lundi, le FLNKS et la CCAT, principaux groupes indépendantistes, avaient appelé leurs militants à « desserrer l’étau » sur les points de blocage routiers installés ces dernières semaines. Si ces requêtes ne font pas l’unanimité sur le terrain, comme l’a rapporté Nouvelle-Calédonie La 1ère, elles participent au retour au calme voulu par le gouvernement.

D’importants renforts de gendarmerie en route. En parallèle de cette mesure, censée favoriser les discussions, l’Elysée a annoncé l’envoi « dans les prochaines heures » de « sept unités de forces mobiles supplémentaires, soit 480 gendarmes mobiles » en Nouvelle-Calédonie, dans un communiqué publié dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 mai. Ces nouveaux renforts porteront à 3 500 le nombre de membres des forces de l’ordre déployées dans l’archipel, où deux gendarmes sont morts durant les émeutes.

La situation reste difficile dans plusieurs quartiers. Les tensions retombent progressivement dans Nouméa et son agglomération, même si des traces d’échauffourées étaient visibles dans le quartier de la Vallée-du-Tir, un bastion indépendantiste. Ailleurs, de nombreux barrages ont été déblayés. D’autres sont toujours en place, mais désertés.

Des évacuations sont toujours en cours. Des Français et des touristes étrangers coincés sur l’archipel devraient continuer à être évacués depuis l’aérodrome de Magenta via des vols militaires affrétés par la France, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Lundi, ce sont les Polynésiens coincés en Nouvelle-Calédonie depuis deux semaines qui devraient pouvoir rentrer chez eux.

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