Mis en cause par une jeune femme argentine, Hugo Auradou et Oscar Jegou ont assuré, mercredi, par la voix de leur avocat, que les relations sexuelles avec la plaignante étaient « consenties ».

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Oscar Jegou à l'entraînement du XV de France, le 2 juillet 2024 à San Isidoro (Argentine). (TOMAS CUESTA / AFP)

L’avocat d’Hugo Auradou et Oscar Jegou, deux rugbymen français placés en garde à vue mardi 9 juillet en Argentine après qu’une jeune femme les a accusés de violences sexuelles dans leur hôtel, a affirmé que les relations sexuelles entre les différentes parties étaient « consenties ». Il soutient également que la plaignante n’a pas reçu de coups.

« Il s’agit d’une rencontre avec un joueur, puis de relations sexuelles avec deux joueurs », a déclaré Rafael Cuneo Libarona, à son arrivée mercredi à Mendoza, la ville du centre-ouest de l’Argentine où sont attendus Hugo Auradou et Oscar Jegou pour répondre des faits qui se seraient passés dans la nuit de samedi à dimanche.

« Le jeune Français l’invite à se rendre dans les toilettes pour hommes [de la boîte de nuit où ils se sont rencontrés]. Elle dit avoir été gênée (…) mais quelques minutes plus tard, elle se rend à l’hôtel, attend que [le joueur] cherche la clé [de la chambre] et monte à l’étage. Il n’y a pas de plus grand consentement que cette preuve », a ajouté Rafael Cuneo Libarona, frère du ministre argentin de la Justice, Mariano Cuneo Libarona.

« Des témoins l’ont vue sortir [de l’hôtel], les caméras l’ont vue sortir, il n’y a pas de traces de coups, apparemment, selon les enregistrements. Elle prétend avoir été battue, les caméras disent qu’elle ne l’a pas été », a affirmé l’avocat. Le deuxième ligne de Pau, Hugo Auradou, 20 ans, et le troisième ligne de La Rochelle, Oscar Jegou, 21 ans, avaient déjà « confirmé avoir eu dans la nuit une relation sexuelle avec la jeune femme, mais (…) fermement nié toute forme de violence », selon un communiqué de la Fédération française de rugby.

Mais, selon l’avocate de la plaignante, Natacha Romano, il s’agit bien d’un viol accompagné de violences. « Bien que le plus grave de ces crimes soit la violence sexuelle avec accès charnel [la définition judiciaire du viol en Argentine], la violence avec laquelle ces deux hommes ont agi a été impitoyable », assure-t-elle, évoquant des « blessures physiques ».

Sa cliente « a été sauvagement battue » et « les deux hommes se sont livrés à un passage à tabac violent », a-t-elle ajouté. Arrêtés lundi à Buenos Aires, Hugo Auradou et Oscar Jegou étaient mercredi soir en cours de transfert vers Mendoza.

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