Selon les informations de France Inter, l’IGN a compilé dans cette nouvelle application une bonne partie de ses données sur les bâtiments, le patrimoine, mais aussi les forêts, les terres agricoles ou encore les reliefs.

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L'application Cartes IGN sur l'Apple store. (CAPTURE ECRAN)

Une nouvelle application pour smartphone voit le jour mercredi 15 mai. « Cartes IGN », c’est son nom, est lancée par le ministère de la Transition écologique avec pour ambition de concurrencer Google Maps, selon les informations de France Inter. Elle est d’ores et déjà téléchargeable pour Android et iPhone.

Si l’l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) a bien conscience qu’il sera compliqué de concurrencer les géants d’Internet, elle entend proposer une autre philosophie de carte. « Cartes IGN », application de cartographie classique, dévoile par exemple des informations du cadastre, comme la date de construction d’un immeuble, la population d’une commune, la nature d’une plage ou le type de culture d’un champ. Des images historiques sont aussi disponibles pour comparer un site à différentes époques.

Pour mieux mesurer les atteintes à la nature, l’application a mis en avant une centaine de lieux, « des points sensibles, d’évolution du trait de côte, de fonte des glaciers, de reforestation », détaille Laurent Toustou, chef de service à l’IGN qui a développé l’application. Cela permet « de mieux percevoir l’impact que peut avoir l’homme ou le changement climatique sur le territoire », explique Laurent Toustou.

« Cartes IGN » propose pour l’instant des itinéraires pédestres. Mais il n’y a pas d’outil de navigation à vélo ou en voiture. Le directeur de l’IGN Sébastien Soriano assume de mener la bataille face aux géants du web. « Il ne s’agit pas de faire la même chose qu’eux, avertit Sébastien Soriano. Si c’est pour pomper des données personnelles et présenter où sont les fast-foods, ils le font déjà. On est un service public. On ne peut pas laisser des grands acteurs capturer notre manière de nous représenter notre propre territoire. » L’application doit enrichir ses données, notamment avec les contributions des utilisateurs.

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